Les semences améliorées pour réduire le risque d’insécurité alimentaire

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Nzara-Togo-70 000 tonnes d'excédents céréaliers enregistrés-2De l’avis des experts, les variétés améliorées augmenteraient à plus de 40% le rendement de la production. Paradoxalement, on remarque un faible taux d’utilisation des semences améliorées par les producteurs agricoles. Ce qui entraîne, par conséquent, une faible productivité de leur exploitation.

Cette situation imputable parfois aux difficultés d’accès à ces intrants sur le marché national, à la méconnaissance des producteurs, aux préjugés et à d’autres facteurs, a été accentuée par les restrictions liées à la crise sanitaire qui prévaut. Et pourtant, les producteurs gagneraient à utiliser les semences améliorées puisqu’elles présentent, à de nombreux égards, plusieurs avantages. En plus d’un rendement nettement plus élevé, les variétés semencières améliorées possèdent une capacité de résistance face à certains parasites et permettent de préserver l’environnement.

Contrairement à ce qui a été pompeusement annoncé sur certains médias, la quantité de semences améliorées prévue pour être mise à la disposition des producteurs pour le compte de la campagne 2021 n’est pas encore connue.

Les tractations seraient en cours entre le Gouvernement et le réseau des semenciers pour finaliser le processus de certification avant de mettre les semences améliorées à la disposition du grand public. Cette information fournie par une source proche de la structure en charge des semences sur le territoire national n’est, certes, pas de nature à rassurer la majorité des producteurs d’autant plus que la saison des pluies approche à grand pas et que les points de distribution ne sont pas encore opérationnels dans les régions du pays. Mais selon les indiscrétions, il revient que les semences auparavant vendues en vrac, seraient bel et bien étiquetées, cette année, par le réseau des semenciers pour garantir aux producteurs la qualité de ce qu’ils achètent.

Par ailleurs, les prix des variétés améliorées de semences devraient être harmonisés à la suite d’une rencontre avec les différents présidents des filières vivrières et autres acteurs de la filière après analyse des comptes d’exploitation par semence.

Afin de parer aux aléas récurrents rencontrés par les producteurs au début les campagnes agricoles et encourager l’utilisation à grande échelle de semences de variétés améliorées, un réseau d’encadrement formel doit être mis en place pour mettre à temps à la disposition de ces derniers les semences améliorées. A défaut d’y parvenir, il serait difficile voire utopique de relever le pari de la sécurité alimentaire dans le contexte particulier que traverse le pays.

Julles AHADO

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