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Togo : Bientôt l’école du lait

L’Agence Education et Développement (AED), chargée de créer les instituts de formation en alternance pour le développement, va ouvrir très prochainement les portes d’un autre Institut de Formation pour l’Agro-Développement (IFAD) à Barkoissi (préfecture de l’Oti au Nord du Togo), spécialisé dans les différentes techniques d’élevage.

Les instances dirigeantes ont identifié une carence dans le secteur des produits laitiers. En effet, 90% des produits dérivés du lait consommés au Togo sont importés. « Et cela coûte cher aux consommateurs » fait remarquer M. Dammipi Noupokou, Directeur Général de l’Agence Education et Développement (AED).

Voilà un des principaux arguments sur lequel s’est appuyé le gouvernement pour rechercher, de bout en bout, les problèmes qui minent la filière laitière. Une fois le diagnostic établi, il a fallu trouver les solutions propices pour en faire un levier de développement notamment au profit des jeunes qui y trouveront des opportunités d’emploi.

Des jeunes bientôt formés aux métiers d’élevage et de production laitière

La zone d’implantation et de promotion de la filière laitière a été ciblée à Barkoissi, localité de la région des Savanes, où prospère l’élevage du bétail, de petits ruminants et de la volaille. La région des Savanes est réputée pourvoyeuse d’animaux pour la consommation et d’autres besoins.

A l’IFAD de Barkoissi où les travaux de construction sont en voie d’achèvement, il est créé une ferme-école pouvant accueillir une soixantaine de vaches laitières, une centaine de moutons et autant de chèvres et environ 1 000 pintades ainsi qu’une vingtaine de porcs.

Une laiterie est également conçue sur place pour traiter jusqu’à 600 litres de lait/jour. Ces chiffres ont été arrêtés après certaines études qui ont pris en compte l’ancrage économique et social de l’IFAD dans la zone. Selon le Directeur Général de l’AED : « Il y a beaucoup de nos frères éleveurs et des Peulhs dont le cheptel est important. L’Institut, pour être en phase avec les réalités du milieu, va mettre en place un circuit de collecte de lait auprès des fermiers locaux. Il y aura alors un collecteur qui ira récupérer le lait pour la laiterie de l’Institut et ensuite, réaliser les différentes transformations, de manière à ce que l’apprenant sur place acquiert le savoir-faire de toutes les transformations possibles du lait, pour son compte ».

Aménagé sur une étendue de 320 hectares, l’IFAD de Barkoissi renfermera des races de vaches locales et celles importées d’Europe qui subiront des techniques d’insémination artificielles afin de pouvoir fournir du lait de qualité.

L’institut participera, par ailleurs, à l’amélioration des conditions d’exploitation des fermes de la région. « En même temps que les jeunes, nous formerons des fermiers des environs à la production du lait, à sa conservation et à son entretien hygiénique », explique M. Dammipi Noupokou.

« L’objectif de l’IFAD est de créer des emplois. Ainsi, nous ne formons pas, a priori, des jeunes pour aller ensuite chercher du travail. Nous les formons à la création de leurs propres entreprises. C’est cela, en réalité, la philosophie de départ », ajoute-t-il.

La comptabilité, la création d’entreprise, l’élaboration et la gestion d’un projet d’entreprenariat font partie du cursus de formation professionnelle.

Dans le même sillage, il est prévu un accompagnement (aménagement) pour assurer l’installation de certains jeunes diplômés qui voudraient s’établir dans la localité pour mettre en pratique leur formation.

L’IFAD de Barkoissi ouvre ses portes à la prochaine rentrée scolaire

L’érection du bâtiment devant abriter l’Institut est en cours de finalisation, avec la mise en place de toutes les infrastructures. La laiterie, moteur de l’institut, est déjà prête. 

« Nous mettons les bouchées doubles pour tenir dans les temps fixés par Mme le Premier Ministre, afin de débuter les activités pédagogiques cette année », précise le DG de l’Agence Education et Développement.

En ce qui concerne les filières comme celles de l’élevage de pintade, du cochon et des petits ruminants « Il n’y aura pas, de manière spécifique, des formations pour ces filières.  Il est plutôt prévu un tronc commun pour tous les apprenants qui sortiront avec le même diplôme. En fin de formation, ils auront acquis les connaissances requises pour élever les vaches, les moutons, les porcs et les pintades. De même, ils sauront transformer le lait en produits dérivés. Quelques notions générales d’agriculture leur seront également inculquées au cours de leur cursus pédagogique ».

Le Directeur Général de l’IFAD-Barkoissi, M. Napo Kpandja, reconnaît que « Le projet est assez ambitieux et va générer beaucoup d’opportunités, que ce soit en faveur de la jeunesse ou de toute la région des Savanes ».

« L’IFAD-Barkoissi va ouvrir ses portes en septembre 2021 » avait vivement souhaité le Premier Ministre, Victoire Tomegah-Dogbé, lors de sa visite sur les lieux le 27 novembre 2020.

Le lancement du concours national d’entrée à l’IFAD de Barkoissi dont la première pierre a été posée par le Président de la République, Faure Gnassingbé, en 2018, est donc pour très bientôt.

Jacques Sourou DOUTI

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