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L’exode rural, un frein à l’envol de l’agriculture

Las de leurs conditions de vie déplaisantes, des jeunes Togolais des milieux ruraux affluent vers les centres urbains et principalement vers la capitale Lomé, en nourrissant résolument l’espoir d’y trouver une meilleure issue.

Si ce besoin de découvrir d’autres modes de vie est généralement perçu par certains comme une voie de salut, tel n’est pas toujours le cas chez une frange de la gent féminine qui y voit plutôt un moyen d’émancipation. Seulement voilà, il se trouve qu’une fois arrivées sur les lieux, leurs rêves d’une vie meilleure se heurte à la dure réalité. Faute de moyens et sans aucun métier à leur arc, elle se retrouvent à faire des métiers de subsistance à l’instar de serveuses de bar, domestiques, aides revendeuses etc.

Tel est le drame vécu par les femmes provenant de la région Sud-Est du pays et contraintes au métier de portefaix pour trouver leur gagne-pain quotidien. Portant une bassine sur la tête, on les croise dans quelques grands marchés de la capitale, souvent à l’affût des clientes pour solliciter le transport de leurs emplettes et autres marchandises.

Sillonnant les méandres du grand marché d’Adawlato, de la place dite Atikpodji et abattoir, Vodouvi et ses compagnes, âgées entre 18 et 35 ans, avouent ne pas avoir eu d’autre choix que de racoler les clientes dans les marchés : « Nous sommes, pour la plupart, natives d’Anfoin. Notre localité n’étant pas si attractive pour y exercer une activité génératrice de revenus, nous avons choisi, malgré nous, de venir à Lomé pour échapper à la misère et être autonomes. Le métier de portefaix est le moyen qui s’est offert à nous pour avoir des revenus journaliers.  Il est vrai que les choses ne sont pas aussi faciles comme on le croyait, mais nous savons ce qui nous attend si nous retournons au village. Nous préférons donc rester à Lomé afin de pouvoir aider nos familles restées au village grâce à une part de nos gains ».

Pour sa part, Amélé, portefaix à 17 ans, ne compte pas rester dans le métier pendant longtemps : « Après l’obtention du BEPC, mes parents n’avaient plus les moyens de financer mes études. J’ai dû alors suivre la trace de mes sœurs ainées qui chargent les bagages au marché d’Atikpodji. Ça fait déjà un an que je travaille dans le marché et je compte m’arrêter d’ici peu. Dès que j’aurai économisé suffisamment d’argent, je vais m’orienter vers l’apprentissage de la coiffure qui est ma passion ».

Elles sont nombreuses, ces jeunes femmes exposées aux dures réalités de la capitale. Lors d’une journée bien remplie, certaines avouent empocher un montant variant entre 1 000 et 1 500 frs CFA, si on y déduit les frais de nourriture et de logement. Un logement délabré situé dans le quartier Bè-Kpéhénou, où elles se retrouvent par dizaines dans la soirée et qui leur coûte plus de 6 000 frs CFA par mois.

Identifié comme un sérieux frein à la politique de l’Etat axée sur l’agriculture et les initiatives privées, l’exode rural est combattu par les pouvoirs publics et ses partenaires à travers la décentralisation et la promotion de l’entreprenariat des femmes.

 Grâce au partenariat scellé en février 2019 entre le ministère togolais de l’Économie et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), dans le cadre du Projet d’appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), pas moins de 450 000 exploitants – contre 76 500 en 2019 – ont bénéficié de prêts en 2020. Des résultats certes louables, mais encore insuffisants reconnait le Directeur Général du MIFA qui ambitionne rapidement impacter un million dans le secteur agricole.

Qu’à cela ne tienne, les femmes des milieux ruraux bénéficient d’autres initiatives entrepreneuriales mais en réalité, ce sont des initiatives inclusives permettant d’évaluer, d’élaborer et de mettre sur pied des programmes adaptés qui limiteraient le risque de migration interne.

Cette solution, à elle seule, ne mettra sûrement pas fin au déplacement vers les milieux urbains. Mais elle aura le mérite d’aider les femmes à s’identifier comme actrices de développement de leurs localités et d’éviter, par ricochet, de s’exposer aux pièges de la capitale.

Birénam KODO

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