Le défi de la restauration des forêts au Togo

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Nzara-Togo-Une mini-forêt dans la Savane-2Certaines zones autrefois verdoyantes sont aujourd’hui dégradées et les forêts contribuent de moins en moins au bien-être de leurs habitants. Le défi de la restauration des forêts n’est pas un fait d’actualité puisque de nombreux pays ont connu des déforestations à grande échelle et s’en sont, plusieurs fois, remises grâce à une repousse naturelle. Néanmoins, l’augmentation exponentielle des répercussions négatives des gaz à effet de serre change la donne.

Un constat est certain : la désertification des forêts a gagné du terrain à cause du défrichement systématique, des effets du changement climatique, du surpâturage, du déboisement anarchique et de la collecte du bois de feu.

Dans l’optique d’améliorer les paysages déforestés ou dégradés et de restaurer l’intégrité écologique du Togo, les Organisations de Producteurs Forestiers et Agricoles (OPFA) ont planché, du 18 au 19 février 2021, sur l’importance de la restauration des paysages forestiers. Une initiative de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs agricoles (CTOP) qui s’inscrit dans le cadre du Mécanisme forêts et paysans. L’objet principal de la rencontre est de définir le rôle que peuvent jouer les organisations paysannes afin de contribuer à la réalisation et à l’engagement de la restauration de 1,4 million d’hectares de forêts d’ici 2030. Une rencontre qui vient à point nommé d’autant plus que le Togo s’est inscrit à l’Initiative pour la restauration des forêts et paysages forestiers en Afrique (AFR100) et au Défi de Bonn. 

Dans un tout autre registre, des travaux ont révélé que pendant les trois prochaines décennies, plusieurs catastrophes menacent la sécurité alimentaire mondiale, notamment l’augmentation de la population qui passera de 7,5 milliards d’individus en 2020 à près de 9 milliards à l’horizon 2050 avec un plus grand taux d’accroissement démographique dans les pays en voie de développement. Il urge donc de prendre des mesures idoines pendant qu’il est encore temps.

Nous y reviendrons dans une prochaine publication pour faire part à l’opinion des recommandations issues de la rencontre entre la CTOP et les OPFA.  

                                                    Birénam KODO

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